Publié le 14 février 2026–Mis à jour le 14 février 2026
« Nos corps, nos vérités » est une exposition photo qui donne la parole aux corps réels, vécus, souvent invisibilisés. Elle questionne les normes, les injonctions et les silences imposés, pour mettre en lumière des expériences intimes, politiques et universelles. À travers photographies et récits, elle invite à regarder autrement, à écouter, et à reconnaître la légitimité de chaque corps et de chaque vérité.
Date(s)
du 9 mars 2026 au 20 mars 2026
Lieu(x)
Bâtiment Paul Ricoeur (L)
Hall
« Nos corps, nos vérités » est un projet photographique imaginé par Anaïs Delaye, en collaboration avec la photographe Mathilde Biron. Il a pour ambition de visibiliser et de normaliser les corps réels, dans toute leur diversité, loin des représentations lisses et normées largement diffusées dans l’espace médiatique. Il s’attache à montrer des corps tels qu’ils sont vécus au quotidien : marqués par le temps, les expériences, les transformations, les transitions et les histoires personnelles. Poils, vergetures, cicatrices, plis, formes singulières ou particularités physiques ne sont pas dissimulées, mais pleinement intégrées comme des éléments constitutifs de l’identité de chacun·e.
À travers une série de clichés en gros plan et en zoom, accompagnés de témoignages personnels, le projet interroge notre rapport aux complexes, aux normes esthétiques dominantes et à la manière dont les corps sont regardés, jugés et hiérarchisés. Le choix du cadrage rapproché vise à déplacer le regard : il ne s’agit plus de consommer une image de corps, mais de l’observer, de l’écouter et de le reconnaître dans sa réalité sensible. Les témoignages viennent enrichir les images en donnant une voix aux personnes photographiées, permettant de relier l’apparence visible à une expérience intime, émotionnelle et sociale.
Inscrit dans une démarche inclusive et féministe, ce projet questionne les rapports de pouvoir qui traversent les représentations du corps, notamment en lien avec le genre, la norme, la sexualisation et la légitimité à exister dans l’espace public. Il accorde une attention particulière aux corps souvent marginalisés, invisibilisés ou stigmatisés, sans pour autant enfermer les participant·es dans une identité figée ou une lecture unique. L’objectif n’est pas de catégoriser, mais de montrer la pluralité des vécus corporels.
Chaque participant·e est pleinement acteur·rice du processus de création. La mise en scène, le choix du cadrage, des zones photographiées et la manière d’être représenté·e sont co-
construits, dans un dialogue constant entre la photographe et la personne photographiée. Cette démarche collaborative vise à garantir une représentation respectueuse, consentie et valorisante, dans laquelle chacun·e peut se reconnaître et se réapproprier son image.
Ce projet se veut ainsi un espace de réflexion, de reconnaissance et de réparation symbolique, invitant le public à questionner ses propres regards, à déconstruire les normes intériorisées et à envisager le corps non plus comme un objet à corriger, mais comme une vérité légitime, multiple et profondément humaine.
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