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Table-ronde > Fin de vie : (Re)penser l’aide à mourir au prisme de l’anti-validisme

Publié le 14 février 2026 Mis à jour le 25 février 2026

La question du droit à l’aide à mourir est au coeur d'un important débat de société qui, au travers de la défense des libertés individuelles, voit surgir de nombreuses questions morales, éthiques, médicales, juridiques et sociales. Cette table-ronde contribuera à éclairer ces discussions et tentera de répondre à cette question : comment penser une éthique de la fin de vie qui soit véritablement inclusive ?

Date(s)

le 3 avril 2026

de 17h à 19h
Lieu(x)

Bâtiment Max Weber (W)

Amphithéâtre (RDC)

Depuis de nombreuses années, le droit de mourir dans la dignité est au cœur d’un débat de société qui se joue aujourd’hui également au niveau législatif dans le cadre de la proposition de loi relative au droit à l'aide à mourir. 
D'abord adopté en première lecture par l’Assemblée nationale puis rejeté par le Sénat, ce texte suscite pour de nombreuses personnes l’espoir d’un accompagnement jugé digne de la fin de vie dans les cas d'affection grave et incurable. Ce texte suscite néanmoins également des inquiétudes, notamment de la part d'associations et de collectifs de personnes handicapées atteintes de maladies graves et incurables, qui alertent sur les dérives potentielles d'une telle loi. 

Cette proposition de loi cristallise de nombreux enjeux ; revendications légitime d'une fin de vie dans la dignité, défense des libertés individuelles, enjeux médicaux, juridiques, interrogations éthiques, réalités sociales...  Comment réussir à concilier autonomie, dignité et protection des personnes les plus vulnérables sur un sujet aussi sensible que la mort ? Et comment le traduire dans le droit ?
 
En croisant les regards de la recherche et du terrain, ainsi que de la philosophie, du droit et de la psychologie, cette table-ronde propose d’échanger sur les enjeux juridiques, philosophiques, éthiques et sociaux autour de l’aide à mourir et de contribuer à éclairer ce débat de société en intégrant une approche critique des potentiels impensés validistes d'une telle législation. Elle tentera de répondre à cette question : comment penser une éthique de la fin de vie qui soit véritablement inclusive, attentive aux rapports de pouvoir, aux inégalités structurelles et aux vulnérabilités plurielles ? 

Invité·es :

  • Claire Etchegaray, maîtresse de conférences en philosophie à l'Université Paris Nanterre, Membre de l'Institut de Recherches Philosophiques (IRePh, EA373) ;
  • Tatiana Grundler, maîtresse de conférences en droit public à l’Université Paris Nanterre au Centre de Théorie et Analyse du droit (CTAD) au sein de l’équipe du Centre de recherches et d’Études sur les Droits Fondamentaux (CREDOF, UMR 7074).
  • Sara Piazza, psychologue clinicienne et docteure en psychopathologie et psychanalyse, membre des Services de Réanimation et Équipe Mobile de Soins Palliatifs et Présidente du Comité Local d’Éthique au Centre Hospitalier de Saint-Denis. 
  • intervenant·e en cours de confirmation

Un temps d’échange avec le public est prévu en fin de conférence afin de répondre à toutes les questions et échanger sur les différents sujets abordés.


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Informations pratiques :

  • Date : Vendredi 3 avril 

  • Horaires : de 17h à 19h

  • Lieu : Amphithéâtre du Bâtiment Weber (W)

  • Entrée gratuite et sur inscription : à venir

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Événement dans le cadre du Mois de l’égalité 2026 porté par le Centre de coordination pour l'égalité et la non-discrimination de l’Université Paris Nanterre et financé par la CVEC.

Mis à jour le 25 février 2026